Everybody's gonna love today

Everybody's gonna love today
I'm tired of getting postcards and tired of paying long distance bills (baby be back soon)
I'm tired of dreaming of sex and tired of not being able to show my skills (baby be back soon)
Over and over I hear you in the halls
Over and over I wake up with my pillows in my arms
Oh baby when you coming home
A day without you is a day without the sun

I've been missing out on your love and your shadows
And I can't go much longer babe
without you near I'm going crazy
Be Back, Be Back, Be Back Soon

I'm tired of walking alone and tired of seeing happy couples walking by (baby be back soon)
I'm tired of making reservations at our favorite restaurant for just momma and me (Baby be back soon)
Over and over I hear you in my head
Over and over I wake up with you not in my bed
Oh baby when you coming home
A day without you is a day without the sun

I've been missing out on your love and your shadows
And I can't go much longer babe
without you near I'm going crazy
Be Back, Be Back, Be Back Soon

It's Killing me, Killing me
How I can't get no love without our combination
Killing me, Killing me
How I get so choked up with every conversation
Killing me, Killing me
How I'm left in the rain while you are on vacation

Baby please let me know when you're coming home and I will meet you at the airport station - 3X
Brrdrdddababababa
Baby when you coming back!

I've been missing out on your love and your shadows
And I can't go much longer babe
without you near I'm going crazy
Be Back, Be Back, Be Back Soon
yeaahh Be Back, Be Back, Be Back Soon
Be Back, Be Back, Be Back Soon!


Justin Nozuka, Be Back Soon

Qui aurait cru il y a un an encore que je puisse rester avec la même personne plus d'un mois ? Certainement pas moi. Mais je crois que je me suis pris au jeu, après huit mois avec mon petit Sam. J'ai toujours méprisé le modèle du couple, imposé par notre société judéo-chrétienne, ça c'est bien, ça c'est mal. Mais maintenant que je suis avec lui, je ne ressens plus le besoin d'un changement constant. Est-ce parce que je n'ai d'yeux que pour lui ? Parce que je suis plus difficile dans mes choix ? Parce que je vieillis et qu'il faut se trouver quelqu'un avant d'être périmé sur le marché de la bite (ceci est une synecdoque, la bite représentant l'homme en général, ne soyez pas choqués pour si peu, que diable !) ? Je ne sais pas. Mais ce dont je suis certain cependant, c'est que je ne suis en aucun cas un modèle. Je ne me refuse rien, mais je n'ai envie de rien. Si ce n'est de lui. Il ne cesse de me sur-prendre et je crois qu'on va aller de surprises en sur-prises. C'est peut-être ça, le secret de la réussite. Et commu-niquer. Rien que d'y penser, mon sang afflue au niveau de ma ceinture... Mon cerveau n'étant plus irrigué, je n'arrive plus à penser. Ceci explique peut-être cela, finalement. Je ne peux plus penser par moi-même, je m'exprime à travers les mots d'un autre. Je n'arrive plus à réfléchir, je suis hypnotisé, ensorcelé. Au moins, une chose est sûre : je suis amoureux.

# Posted on Thursday, 13 March 2008 at 5:01 AM

Edited on Thursday, 13 March 2008 at 6:17 AM

H2O or CH3-CH2-OH?!

H2O or CH3-CH2-OH?!
These intense psychological and physical efforts left me drained out. I crawled up to my bag and grabbed a bottle of water out of it. It read ?Mount Franklin: Australia's Premium Spring Water?. I've always been told to buy local: it strengthens local economy, promotes community involvement, and more importantly it helps protecting the environment. So yeah ? I'm in Australia, I buy Australian products. It contributes to my healthy lifestyle. Oh wait ? "Coca-Cola trademark". Fair enough...

When my body's full of H2O, I feel like I'm the healthiest guy in the whole world and I'm desperately happy. Whatever I do, wherever I go, I keep that silly smile upon my face. And I keep talking nonsense, then explain the nonsense, then justify the explanation of the nonsense, then again talk nonsense and just keep going round and round. Because when you're fuckin' sober you're fuckin' boring!! Well let's just read the bottle: "When you feel good, you pass it on. It can produce a ripple of goodwill that spreads and grows. We call it the well of positivity". WTF!! Are we, like, in a sect or something?! I don't wanna feel good I wanna feel hammered!! Drink and pass it on. I want my body to be full of CH3-CH2-OH!!!

It's 4.30 in the morning and I can't find sleep. That would be the explanation of the nonsense above. Do I really need to justify it? I think you got my point. I'm trying to live a more healthy lifestyle, but when you feel good, you do everything enthousiastically and can't wait for what's coming next. I can't find sleep but I feel terribly ecstatic. I am stupid and I am happy.

# Posted on Tuesday, 05 February 2008 at 3:21 AM

Chaos

I ride my bike and I embark on a journey of self-discovery. My mind is nothing more than chaos but I feel relieved when I have the chance to be on my own doing any kind of physical effort, either swimming, cycling, running. This is exactly how I find my peace of mind, when I am travelling on my own. I'm not saying that I don't draw my strengths from social interaction and otherness ? that wouldn't make any sense. What I'm trying to say is that I do need such a journey of self-discovery: it allows me to change how and what I think so as to shift my perception and track down negative hidden files in my mind, which are the causes of my life condition.

Do I feel happy?
Do I feel sad?
Do I feel guilty?
Do I feel bad?

I start realizing that this journey isn't as easy as I expected. I have to stop to catch my breath. I need to refuel both my brain and my muscles. I'm drained dry. I literally fall on the warm sand of the beach, waves rolling in, seagulls flying around. I am exhausted both physically and mentally. My mind goes blank. My senses wake up to the world around me and I'm ready to face reality. I'm not fuckin' alone. I'm not the only person in this whole goddamn world who has issues with life. So shut the fuck up and live your life to the full. Make the most of it. Never stop, never give up.

You will never be what you ought to be until they are what they ought to be (Martin Luther King).

My mind's nothing more than chaos, I told you.

PS: No relation between the video and this post. What a mess.

# Posted on Sunday, 03 February 2008 at 6:39 AM

Edited on Thursday, 13 March 2008 at 5:05 AM

Boom ! Youhou !

Mon mec est génial. Il savait que cela me tenait à coeur de revoir tous mes amis avant mon départ. Il sais aussi que je déteste les surprises. Enfin, il sait que je n'aime pas forcément mélanger mes groupes d'amis, surtout parce qu'ils viennent tous d'horizons différents et que la cohabitation me semblait difficile, pour ne pas dire sibylline. C'est surtout parce que je ne sais pas ce que ça veut dire que je ne le dis pas...

Toujours est-il que Samedi soir, alors que Sam devait m'amener à une soirée Cap's qui était prévue depuis maintenant un mois, je le vois faire un demi-tour, revenir à la case départ, puis s'aventurer dans des terres inconnues. Alors je me dis que c'est peut-être un tête-à-tête et que ce soir ça va être ma fête. Il n'en était rien. Enfin si, ce fut ma fête, mais à un autre niveau. Enfin je vous épargne les détails, vous me connaissez plus que bien maintenant. Sam voit que je me torture l'esprit et il affiche un grand sourire, fier de sa connerie... Je pousse la porte, sentiment mêlé d'excitation et d'exaspération... Je tombe des nus en voyant tous ces groupes d'amis réunis. Je réalise que je suis leur lien, leur point de rattachement, de connexion. Du coup, j'avais l'impression que l'on attendait beaucoup de moi. Que je pleure, que je fasse un discours, que je me mette nu, que je leur tombe tous dans les bras. Alors, quelques minutes s'étant écoulées, je me suis dit qu'il suffisait que je sois moi, et que j'oublie un peu tout ça.

Dieu sait que je sais être moi-même en de telles circonstances. Un pétage de plomb, trop d'émotions, la musique à fond, et nous voilà tous lancés. Et de voir tous ces gens réunis, là, autour de moi, à accepter mes états, c'était trop beau. L'alcool et la chaise musicale aidant, le monde s'était mêlé et emmêlé pour ne former plus qu'un. Ces personnes sont toutes différentes, il n'y a aucun doute là dessus. Et c'est dans ces différences que je puise cette force, car, mes amis, chacun à leur manière, m'apportent beaucoup. J'irais même jusqu'à dire que chacun d'eux est en moi. Mais l'occasion serait trop bonne pour les quelques pervers pépères qui me lise de me sauter dessus.

Après tout, s'ils sont assez fous pour m'offrir un camescope numérique, je veux bien qu'ils me passent dessus... Ce qui a donné cette oeuvre pittoresque et à la fois rocambolesque tout en nuançant son propos par de petites touches rococo. Mes excuses les plus plates. Après tout, fallait pas l'inviter. Oh et puis cet album plein de petits mots... Et ce calendrier à en faire pâlir les Dieux du Stade... C'était trop beau.

Il savait que ça allait marcher. Il commence à me connaître lui aussi. Il a cet enthousiasme, cette spontanéité, cette naïveté aussi parfois, il fonce et ne se retourne pas. La vitesse vous happe et vous ne pouvez que le suivre. D'autant plus que, dans des considérations purement superficielles, y'a pas à dire, c'est un gossbo wesh tkt trankil. Mon mec est génial.

# Posted on Tuesday, 29 January 2008 at 12:01 PM

Edited on Thursday, 13 March 2008 at 5:06 AM

Welcome Down Under

Welcome Down Under
Depuis que j'ai posé le pied Down Under, mon monde s'est retrouvé Upside Down. Me voilà passé dans l'autre hémisphère et c'est tout ce monde qui se retourne, me laissant désorbité, mais intrigué par tout l'exotisme qui en découle, cet érotisme qui se dérobe. Imaginez-vous une petite figurine dans une boule de neige, vous savez, celles qu'on retourne à Noël. Eh bien je suis cette petite figurine. Mon monde était paisible mais on a secoué mon univers et je le vois sous un angle nouveau. Je m'émerveille de tout à nouveau, jusqu'à ce que le temps se calme et que l'on vienne me secouer la boule de nouveau. Oh oui secouez-la moi. Et c'est reparti pour un tour. Fred lives abroad, season 2.

C'est difficile de tourner joliement ses phrases pour éviter une insurrection de tous ceux pour qui le froid et la nuit sont des embrayeurs de dépression. Alors je vais faire simple, quelques présents de vérité générale. En Australie, c'est l'été. Il fait en moyenne 30°C. Perth est la ville australienne la plus ensoleillée. Pas trop deg' ? Surtout que j'écris ces quelques mots les pieds dans l'eau, la tête dans les étoiles pour reprendre l'expression favorite de mon homme. Eh oui, les étoiles, tous ces êtres chers qui sont restés un peu partout en France et ailleurs.

Je sais pas vous, mais le soleil est un véritable moteur pour moi. Je veux qu'il m'innonde (le soleil), qu'il me pénètre de toute part (le soleil), qu'il caresse chaque cm2 de ma peau (le soleil) et qu'il me fasse jouir comme jamais (le Sam). Du coup, ce matin, vers 6.30, les premiers rayons du soleil m'ont réveillé. Et puis je ne sais pas ce qui m'a pris, j'ai enfilé mes baskets et je suis parti vers l'inconnu, à longer la Swan River, à faire connaissance avec la faune locale (c'est bizarre d'avoir échangé les pigeons français pour des perroquets australiens), à faire connaissance avec les autochtones (un p'tit ?hey!? glissé au cycliste qui vient de passer, comme si on se connaissait depuis toujours, faut croire que le soleil apaise). L'envie de me griller une clope ne me traverse même pas l'esprit. J'ai l'impression d'être l'homme le plus sain au monde. Quitter son univers pour se sentir revivre : c'est peut-être ça la solution. Je deviens moi. Une pensée à Grégory, s'il nous lit.

Mais tout de même, 20h d'avion pour en arriver là, faut tenir le choc ! Même si t'as un écran personnel avec des centaines de films, de chansons, de jeux. Même si t'as la boisson et la bouffe à volonté. Même s'ils t'offrent une couverture et un petit coussin. Après avoir regardé deux épisodes de Friends et les Simpsons le Film, après avoir écouté le dernier album de Radiohead, après avoir gagné au Poker contre ton voisin de gauche (un Indien qui voulait taper la discut', au bout de cinq minutes, ne comprenant rien, je lui ai proposé un Poker...), après avoir demandé une dizaine de fois (au bas mot) des Pepsi et des 7Up et des sandwiches et des Toblerone et des pfiiiou j'me sens pas bien je vais vomir, après avoir compris que le coussin et la couverture ne te serviront à rien car tu ne peux pas étaler tes jambes d'asperge et que ta voisine de droite, britannique de son origine, empiète un peu sur ton espace personnel (mais tu ne lui en veux en aucune façon car après tout, c'est pas de sa faute), ben après tout ça, ce qui t'a pris quand même 5h, tu te fais royalement chier, faut se le dire. En plus, incontrôlable, cette envie de me toucher le Papayou lélé... Une pensée pour Carlos, Dieu ait son âme.

Alors t'es bien content de toucher le sol australien. Reste encore qu'ils te fouillent, que le chien te sente, qu'ils te posent des questions débiles (?Do you intend to sell drugs in Australia??, yeah, sure), qu'ils te demandent si tu as compris leurs questions débiles, qu'ils te fassent passer par la quarantaine (qui ne dure que 40 secondes, Dieu merci), et là, enfin, tu peux jouir de ta liberté ! Enfin, façon de parler, car direction le pensionnat catholique, une jolie petite bible m'attendant dans le tiroir de la commode. On m'informe que je viens malheureusement de rater l'office dans la petite chapelle de la résidence. Quel dommaaage ! Viiiite, lâchez-moi tous, j'ai besoin d'être seul un instant. J'enlève mes shoes et mon jean, j'enfile le bermuda et les tongs, direction la plage. Il est 7.00PM local time mais le soleil est encore de la partie. Je m'allonge sur le sable fin, ferme les yeux, laisse échapper une larme et me dit que j'y suis enfin.

Il m'aura fallu fermer les yeux pour réaliser tout ce qui m'arrive. Depuis une semaine, c'est comme si je n'avais pas dormi. Revoir tous ces visages avant mon départ, emmagasiner des souvenirs, vos petites têtes dans la mienne, présenter mon mémoire à la dernière minute et décrocher un 17, voyager un peu partout en France pour revoir la famille, partager, tout simplement. Du coup, je n'avais pas vraiment pris le temps de me poser. C'est, pour rester dans la couleur locale, un peu le retour du Boomerang. Maintenant que je l'ai en main, je ne suis pas prêt de le lâcher. Un peu comme vous, en fait.

# Posted on Monday, 28 January 2008 at 7:40 AM